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Les infrastructures IT doivent faciliter l’adoption du BIM

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par Olivier Vallois, Category Manager Edgeline, HPE France

 

Le bâtiment accélère sa mutation numérique. La CAO a été adopté depuis longtemps par les architectes mais au-delà des nombreux outils et logiciels apportés par le numérique il s'agit désormais de se doter d'une approche complète qui accompagne toutes les étapes de la vie d'un bâtiment de sa conception à sa démolition et prenant en compte sa gestion, sa maintenance et sa rénovation. De nombreux corps de métiers collaborent à chaque étape. Pour le faire efficacement, maîtrises d’ouvrage, architectes, bureaux d’étude et entreprises du secteur du bâtiment doivent pouvoir s'échanger de volumineuses données de manière rapide et sure. C'est tout l'objet du BIM (Building Information Modeling) la Modélisation des Informations du Bâtiment. Cela concerne tous les acteurs de la filière du bâtiment. En France le recours au BIM devrait s’accélérer sous l’impulsion du plan BIM 2022 présenté par le Ministre de la Ville et du Logement lors des assises du logement en novembre 2018. L’objectif de ce plan est de généraliser l’utilisation du BIM dans le bâtiment et de le mettre à̀ la portée de tous les professionnels sur l’ensemble des territoires.

Augmenter l’efficacité du BIM par la virtualisation des stations de travail. Travailler suivant un processus BIM nécessite de partager la donnée géométrique et paramétrique et de travailler dans une base donnée commune à tous. Par nature le BIM manipule de nombreux objet en 3D qui participent à une maquette numérique et qui sont échangés entre tous les acteurs. Pour travailler sur ces modèles 3D en toute fluidité les postes de travail ont recours à des cartes graphiques (GPU) extrêmement performantes mais également très coûteuses. Dans la majorité des cas les utilisateurs de BIM collaborent à distance et se heurtent à la performance du réseau qui doit acheminer ces images 3D gourmandes en octets. Étant donnés la taille et le nombre d’objets contenus dans les bases de données numériques des ouvrages il devient préférable, dès que les projets deviennent importants, d’avoir ces outils logiciels au plus près des données pour s’affranchir des contraintes de débit et de latence des réseaux. On est à même ainsi d’améliorer la collaboration et de renforcer la sécurité tout en protégeant la propriété intellectuelle de l’ouvrage numérique.

Les approches de virtualisation du poste de travail réduisent les contraintes réseaux en centralisant les tâches très exigeantes en données (modèles numériques de l’ouvrage) et en déportant les périphériques de communication homme/machine. Les échanges de données entre les serveurs et les stations de travail peuvent alors être réalisés en très haut débit du fait de leur co-localisation. La synchronisation des données entre la maquette centrale et les jeux de données locales est alors instantanée. La consolidation des stations de travail permet d’exploiter au mieux les cartes graphiques et d’en optimiser les coûts

Choisir la solution en fonction du cas d’usage.

Depuis déjà plusieurs années il est possible de virtualiser des cartes graphiques. Les partenariats entre fournisseurs tels que Nvidia et AMD pour les cartes graphiques, HPE pour les infrastructures IT (HPE Edgeline) et Citrix pour les logiciels VDI  facilitent la mise en place de solution de virtualisation de poste de travail dans un contexte de CAO et de BIM. Aujourd’hui une station de travail graphique peut être entièrement virtualisée. La difficulté majeure tient au dimensionnement des machines hôtes, qui accueillent les machines virtuelles. Pour cela, les technologies offrent cinq solutions qui correspondent à différents cas d’usage :

  • La solution Bare Métal ou « one to one »
  • La solution d’émulation de GPU à travers la CPU
  • La solution GPU Partagée (Shared GPU)
  • La solution GPU de transfert (GPU Pass-through)
  • La virtualisation de la GPU

Le livre blanc de notre partenaire intégrateur REFSA revient en détail sur l’intérêt et l’utilisation de ces différentes technologies.

Dans ce même livre blanc, REFSA détaille l’exemple d’un bureau d’étude de 15 personnes, comprenant 1 manager, 2 administratifs, 3 chargés d’affaires et 10 ingénieurs/projeteurs. Tous travaillent sur des collections AEC Autodesk, des solutions de calculs spécifiques nécessitant de la ressource GPU, des suites Adobe, et des suites bureautiques Office.

La configuration type donne le remplacement des postes de travail de CAO par de 3 châssis « Bare-Metal » HPE Edgeline EL4000 équipé de carte graphique AMD ou Nvidia.  Chaque châssis peut héberger 4 postes de travail pouvant être des stations graphiques de CAO, c’est-à-dire avec les équipements adéquats pour faire tourner les logiciels lourds comme l’AEC Collection d’Autodesk (Revit, AutoCAD, etc..), des postes de bureautique ou des postes de chargés d’affaires. Le tout est géré par l’hyperviseur Citrix dans sa version Cloud afin de sous-traiter la partie gestion et maintenance de l’hyperviseur à l’éditeur Citrix. Dans cette nouvelle configuration les projeteurs retrouveront les performances des meilleures stations de travail pour l’exécution des logiciels tels que Revit et AutoCAD.

Le BIM devrait projeter le secteur du bâtiment dans une nouvelle ère de collaboration. Le succès ne sera au rendez-vous que si les performances et les coûts sont maitrisés. L’accès à des technologies performantes comme les cartes graphiques ne doivent pas être un frein c’est entre autres ce que montre ce livre blanc.

Retrouvez-nous au salon BIM World les 7 et 8 octobre 2020 Paris Porte de Versailles sur le stand de notre partenaire REFSA. Et pour plus de détails sur la solution BIM HPE/REFSA basée sur la gamme HPE Edgeline, veuillez consulter https://www.hpe.com/fr/fr/servers/edgeline-systems.html

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À propos de l'auteur

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Social Media Lead at HPE